Economie Thaïlandaise
Un pays en plein essor
La Thaïlande est un pays émergent en plein essor. L’économie est en plein boom : 8% de croissance par an (60% de croissance pour la construction automobile en un an), depuis une trentaine d’années. Le pays, autrefois très pauvre, est donc relativement prospère : 9 200$ de PIB par habitants, soit 26% du niveau actuel en France, et un niveau de prospérité similaire à celui de la France des années 1960.

Au rythme actuel de croissance (8% par an en Thaïlande, 1% en France), la Thaïlande aura rejoint le niveau de vie de la France de 2012 vers l’année 2028-2030. Sauf erreur de parcours, le pays devrait faire partie des pays dits « riche » ou « développé » d’ici 10 ou 15 ans.
Il n’y a qu’à circuler dans les grandes villes pour voir tous les signes de modernité : gros pick-up gourmands en carburant, centres-commerciaux pleins à craquer…
Le pays est donc prospère : dette publique faible (40%, contre 80% en France), chômage inexistant (1% vs 10% en France) et la croissance vive (8% vs 2%). La population subvient relativement bien à ses besoins de base même si les salaires demeurent très faibles (moyenne : 180€/mois), grâce à un coût de la vie très bas.
Lecture complémentaire : Coût de la vie en Thaïlande, Niveau de vie en Thaïlande
Une économie encore à 2 vitesses
Quand Bangkok n’a rien à envier à New York ou Paris en termes de modernité, la réalité économique et sociale en Thaïlande n’est pas aussi claire. Certes, il y a de moins en moins d’agriculteurs et de plus en plus d’employés de bureau et d’emploi industriel (Industrie : 14% des travailleurs, 44% du PIB), mais encore en 2011, 50% (contre 3% en France) des travailleurs sont agriculteurs.
Ils vivent souvent dans des conditions de vie modestes (Agriculture : 50% des travailleurs, 10% du PIB du pays), n’ayant pas accès aux capitaux pour pouvoir moderniser leurs équipements, ou ne le pouvant pas. Dans une rizière par exemple, l’essentiel du travail est réalisé à la main, en tout cas sans tracteurs.
Dans de nombreux villages, vous verrez des poules ou des petits cochons gambader joyeusement. De la nourriture bio certes, mais un signe aussi que de nombreuses personnes utilisent le système D pour pouvoir (sur ?) vivre pour subvenir à leurs besoins, surtout dans les campagnes.
Deux mondes qui cohabitent plus ou moins bien
La modernité coexiste paisiblement avec les traditions, les riches avec les pauvres. Ne vous étonnez pas de voir des tuk-tuk au milieu de pick-up américains modernes, des moines en tenue traditionnelle (il y a 450 000 moines en Thaïlande) au milieu des rues modernes de Bangkok. Si vous visitez les klongs de Bangkok par exemple, ne soyez donc pas surpris de voir une superbe villa avec air conditionné et voiture de luxe entourée de bidonvilles. Ne soyez pas surpris de voir un hôtel 3 étoiles comme notre hôtel à Ko Phi Phi sans eau chaude ou sans électricité en journée…
Ces deux mondes cohabitent bien, même si ce n’est pas toujours facile, comme le montre l’exemple de nombreuses jeunes filles qui tombent dans la prostitution, soit pour subvenir aux besoins de leurs familles faute de gagner suffisamment dans un emploi classique, soit accéder à la société de consommation, encore difficilement accessible pour de nombreux Thaïlandais (1 smartphone = 3 mois de salaire d’une caissière, contre 1 à 2 semaines en France)
Lecture complémentaire : Prostitution en Thaïlande
